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Bibliothèque hispano-américaine
Paru le 19/04/2012
196 pages, 23 €
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06/01/2010

Copenhague, la grande escroquerie de l'année

Dans les années 80, un drapeau vert avec, au centre, un soleil souriant et sympathique et la légende « Energie nucléaire ? Non merci » symbolisait plus qu’une mobilisation écologiste ou la revendication d’un groupe d’excités amoureux de la nature. Il s’agissait -en particulier dans le cas de pays comme l’Allemagne et la France- d’une proposition politique qui exigeait de l’Etat Providence, cette conquête socio-démocrate aujourd’hui à l’agonie, de planifier et de développer des politiques énergétiques à long terme, sures et, surtout, susceptibles de ne pas léguer aux générations futures des milliers de tonnes de déchets radioactifs extrêmement dangereux dont la destination finale reste un mystère car, aujourd’hui encore, personne ne sait quoi en faire.Lire la suite



30/11/2009

De l'importance du laxatif

En 1968, en pleine révolution culturelle chinoise, les gardes rouges, excités et enfiévrés par les millions de chiffons rouges dont Pékin était rempli, décidèrent que cette couleur serait celle du mouvement, de la marche irrésistible vers l’avenir. Il était donc contradictoire, bourgeois et contrerévolutionnaire que le rouge des feux de signalisation arrête, paralyse, immobilise les véhicules du prolétariat. Forts de cette conviction, des millions de jeunes gens sortirent dans la rue. A chaque carrefour, un garde rouge se chargeait d’obliger les conducteurs à ne pas tenir compte du feu rouge au grand mécontentement de la police de la circulation et de ceux qui voyaient leurs engins tout cabossés.Lire la suite



04/09/2009

Vies de chiens

Les deux histoires suivantes, rigoureusement vraies, concernent des chiens particuliers, des chiens originaux, sans race définie, des chiens débrouillards qui dorment n’importe où et sont des monuments de petite liberté sur quatre pattes.
La première parle d’une chienne qui a fait les gros titres des journaux espagnols. Pendant onze ans, la fourrière, la société protectrice des animaux, la garde civile, la police autonome du pays basque et plusieurs douzaines de volontaires de San Sébastian tentèrent sans succès d’attraper cette chienne marron, aux longues oreilles et au regard triste qui trainait dans la station balnéaire de La Concha, le quartier des tapas et le marché de cette belle ville basque. Elle n’avait pas de nom mais on l’appelait La Negra.Lire la suite



03/08/2009

La télévision, ce véhicule culturel

En triant le genre de vieux papiers qu’on garde sans savoir pourquoi, j’ai trouvé mon contrat de travail avec une chaîne de télévision de Guayaquil, établi en 1978, il y a plus de trente ans. Ce document stipulait que j’étais engagé, ainsi que mon ami Jorge Guerra, l’inoubliable Pin Pon, « pour concevoir une grille de programme d’un niveau culturel élevé en accord avec le principal l’objectif de la télévision : être un véhicule culturel ».Lire la suite



16/06/2009

Qui êtes-vous ?

Quand je dis « moi aussi je suis journaliste », je le fais avec beaucoup d’humilité car il me revient en mémoire une vaste galerie de photographies où se trouvent les visages de Juan Pablo Cárdenas, un grand journaliste et, de ce fait, otage personnel de Pinochet, de Pepe Carrasco assassiné par Pinochet pour cette même raison, de Rodolpho Walsh, écrivain et grand journaliste, assassiné par la dictature argentine, de José Luis Lopéz de la Calle, grand journaliste assassiné par l’ETA. A ceux-ci viennent s’ajouter d’autres illustres collègues de la corporation rencontrés sur mon chemin c’est pourquoi quand je dis « moi aussi je suis journaliste », je le dis avec fierté mais ma fierté est de courte durée car la profession est en pleine décadence.Lire la suite



18/05/2009

Observations sur l’intellectualité

Mon ami Miguel Rojo n’est pas seulement un type formidable chez qui on mange le meilleur agneau d’Espagne, c’est aussi un écrivain doué d’un talent inégalable pour surprendre l’intellectualité. A une certaine occasion, il assista à un cycle de conférences au cours desquelles un groupe d’écrivains, qui préféraient se définir comme des intellectuels, décrivaient en détail les belles et puissantes raisons qui les avaient amenés, pour le meilleur et pour le pire, à la littérature – eux préféraient dire “à l’intellectualité”. Tous sans exception parlaient de la formidable bibliothèque de leur maison paternelle et racontaient leurs aventures de lecteurs précoces qui, avant même d’aller à l’école, possédaient une connaissance assez approfondie des classiques – Cervantès, Shakespeare, Molière –, leurs amis d’enfance ou leurs “petits camarades”, comme ils les appelaient.Lire la suite



18/03/2009

La malédiction de Somoza

Traduit par Bertille Hausberg

Quelquefois, il se passe des choses qui ne me laissent pas dormir, elles me dérangent à n’importe quelle heure, m’empêchent de prêter attention à la conversation de mes amis et, quand cela arrive, il me faut m’asseoir et mettre de l’ordre, peu importe où et à quelle heure.Lire la suite



16/02/2009

Attaque à main bénite

Traduit par Bertille Hausberg

Il existe plusieurs sortes de hold-up, parfois les voleurs portent des cagoules, en d’autres occasions ils agissent à visage découvert et depuis des bureaux très chics de Wall Street, mais la manière la plus commune consiste à se munir d’une arme à feu, d’un couteau ou de tout autre instrument d’intimidation. Cette façon de procéder est communément appelée “attaque à main armée”.Lire la suite



18/01/2009

Grandes inventions perdues

Traduit par Bertille Hausberg

A quelque 80 km de Santiago du Chili, tout près de la cordillère des Andes se trouve Talagante, un petit village tranquille, immuable et statique comme une belle photo du bon temps, avec des maisons basses à l’indiscutable saveur andalouse et une place centrale sur laquelle se côtoient des enfants et des oiseaux qui ne savent pas encore ce que c’est que la peur.Lire la suite



19/05/2013

Histoire de deux tragédies

Fin janvier, à Bogotá, un individu appelé Harold Vera a passé les portes d’une clinique de chirurgie esthétique. Il amenait une très jolie fille de Tolima, Edna Patricia Espinoza, dix-neuf ans, longue chevelure noire et mère d’une fillette de trois ans. C’était une “Miss”, c’est-à-dire une gamine pauvre avec un joli corps à proposer au plus offrant. Edna Patricia était Miss Tanga 2008, et c’est dans cette même clinique qu’on lui avait déjà refait le nez et implanté les seins énormes qui gonflaient son corsage.Lire la suite



19/05/2013

LE MONDE DES LIVRES, 25 mai 2012
"Donner la parole aux sans-voix" à lire ici.




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