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Au Mozambique, sur la terrasse d’un grand hôtel au bord de l’Océan, les sauterelles pleuvent sur les invités d’une noce et les brasiers éclairent les cadavres de noirs, au moment où le marié disparaît.
Vingt ans après, la jeune mariée, Eva Lopo, lit Les Sauterelles. Elle se souvient de cette période où elle a vu la guerre coloniale transformer le jeune marié en double de son capitaine et brandir sur des photos une tête de noir au bout d’une pique.
L’impitoyable portrait de la guerre et de la peur vu par une femme qui aurait voulu crier ce qui n’était que murmures.
" Le Rivage des murmures n’est pas qu’un foyer d’images, c’est aussi et d’abord une réflexion sur la fascination guerrière, l’attraction, la gravité étrange qui capture les âmes des hommes, les dévie de leur destinée apparente pour les mettre en orbite autour de la mort."
Olivier Rolin, Le Figaro
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